Le groupe Vulcain, qui a organisé le 12 juin 2019 sa traditionnelle réunion transparence, a connu un exercice 2018 perturbé. La faute à sa plaque de pièces de rechange auvergnate, ainsi qu’aux affaires parisiennes.

Lorsque l’on organise un événement baptisé « Réunion transparence Banque de France », incontournable depuis 19 ans dans le calendrier du groupe Vulcain, il convient d’exposer les bons résultats comme les moins bons. Et tous les voyants n’ont pas été au vert au sein du groupe en 2018. Vincent Girerd, son directeur général, n’a d’ailleurs pas caché que l’exercice passé avait été perturbé. En cause, principalement, la plaque de pièces de rechange Alliance Centre Auvergne (ACA), créée en 2017 à Clermont-Ferrand (avec trois autres opérateurs) dans le sillage de la stratégie multimarque opérée par PSA. Celle-ci a représenté 1,2 million d’euros de pertes en 2018 pour le groupe.

« L’intégration informatique s’est révélée complexe, les équipes commerciales des concessions ont dû se familiariser avec un nouveau métier, les coûts de transport ont pesé plus de 4% du chiffre d’affaires, alors qu’ils devraient se situer entre 1,2% et 1,8% pour une telle plaque, enfin nous avons fait face à une concurrence commerciale très forte sur la zone. En revanche, la qualité de service a toujours été au rendez-vous », avance Vincent Girerd.

Un bilan négatif qui a directement impacté les résultats de la concession Oppidum Automobiles (Citroën et DS à Clermont-Ferrand) et pesé plus largement sur les résultats du groupe.

Vulcain a enregistré l’an passé un taux de résultat net de 0,41% (sans la plaque PR ACA), en retrait de 0,07 point par rapport à l’exercice 2017. En y intégrant l’activité de la plaque, le résultat net s’est établi à 0,04%. « Au regard des premiers mois de 2019, ces 1,2 million de pertes sont déjà loin derrière nous. Nous sommes repartis sur une tendance positive et plus de 80% de nos volumes de ventes reposent sur des marques qui sont dans le vert depuis janvier », confie Vincent Girerd. Alliance Centre Auvergne a affiché un chiffre d’affaires de 90M€ en 2018 (prix client final) et le groupe vise 100 millions d’euros en 2019 (et 1,8% de rentabilité).

Résultat net de 0,5% en 2019

La problématique PR est loin d’être terminée pour le groupe puisque les pièces Opel seront intégrées au sein des plaques Distrigo fin 2019. « L’arrivée des pièces Opel va permettre d’accroître le chiffre d’affaires de la plaque, sur ce point-là c’est positif, en revanche nous anticipons une perte de rentabilité au sein de nos affaires dans les prochaines années, soulève le dirigeant, Il s’agit d’un nouveau tournant important qui va impliquer de restructurer nos concessions. Opel va nous aider à passer ce cap ». L’exercice 2018 s’est également révélé difficile pour la plaque parisienne, constituée des marques Opel (Paris 17), Kia (Paris 17, Villejuif), Mitsubishi (Paris 17) et Honda (Porte d’Italie), pour des raisons principalement structurelles. « Mais nous n’avons pas l’intention de quitter la région parisienne. Cependant, il apparaît nécessaire d’adapter notre distribution aux nouvelles attentes », indique Vincent Girerd.

Les autres sociétés ont compensé ces points de faiblesse et permis au groupe de poursuivre sa marche en avant en 2018, avec un chiffre d’affaires global de 318 millions d’euros (+8,5%) et un volume de 10 554 VN et 7 046 VO. En 2019, l’opérateur se fixe pour objectif de livrer 20 850 véhicules (+18,5%), dont 12 320 VN, 5 200 VO à particulier et 3 300 à marchand, et d’atteindre un résultat net au-delà de 0,5%.

 

Source L’argus PRO